1/ éviter de boire pendant les repas. Il est préférable de boire une demi-heure de distance du repas : s’arrêter une demi-heure avant et attendre une demi-heure après. Durant le repas l’eau peut être ingérée sous forme de soupe, de bouillon ou de thé et d’infusion mais jamais en excès est plutôt à la fin des repas.

Ceci est très important car l’eau, surtout si elle est fraîche ou qu’elle sort du frigo !, va littéralement éteindre le feu sous le chaudron ; forçant la Rate à un effort considérable pour maintenir la température constante et optimum. Au fil des repas, des jours, des années, la Rate se fatigue, s’épuise et va progressivement laisser l’humidité s’installer dans le corps. Les symptômes de cette humidité sont rarement visibles décelables avant la trentaine mais lorsqu’ils arrivent (œdèmes des membres inférieurs, les yeux gonflés, ballonnements, prise de poids, cellulite, inappétence,…) Il est plus que temps de remédier à l’origine du problème.

2/ Sur le même principe, les Chinois ont classé les aliments selon plusieurs critères dont leurs qualités calorifiques. Ainsi distingue-t-on plusieurs catégories allant des aliments très froids aux aliments très chauds; la menthe est fraîche tandis que la crevette est chaude…
Il va donc falloir éviter une surconsommation de produits froids tels que les glaces, les crèmes glacées, les crudités. Ces aliments ne sont tolérables que dans certains climats chauds ou dans certaines régions en fonction des saisons (les crudités sont en général bien toléré de juin à septembre dans le sud de la France)

3/ les produits laitiers sont à la fois froids et humides… Je vous laisse faire les conclusions !!

4/ La charcuterie et les viandes rouges et grasses apportent de l’humidité et de la chaleur ; il est préférable de les remplacer par du poisson, des viandes blanches ou des protéines végétales.

5/ Stopper le grignotage. Pour différentes raisons il est préférable d’instaurer 4 ou 5 repas à heures régulières plutôt que de grignoter n’importe quoi n’importe quand. Il faut, en tout cas, espacer chaque prise d’aliment d’au moins 3 heures.

La rate, pour se préparer, a besoin de connaître l’heure à laquelle elle devra intervenir, si cette heure change tout le temps elle n’a jamais le temps de s’adapter. De plus lorsque nous ne mangeons pas, la rate continue ses travaux de transformation et de transport ou plutôt elle s’y consacre de façon plus active que pendant les repas. Si durant ces phases essentielles de tri et d’extraction de la quintessence des aliments on vient lui demander de remettre du bois sous le chaudron elle sature, elle tentera d’assumer toutes ces tâches en même temps mais de manière incomplète.
Il apparaît alors des troubles de la digestion (le chaudron n’est pas assez chaud : inappétence, sensation de satiété rapide, éructations), du transport (fatigue intestinale, constipation, œdème) et des troubles de la transformation conduisant à une accumulation de l’humidité pathogène (ballonnements, lourdeurs, vertiges, œdème, prise de poids, cellulite)

Voilà, pour débuter les cinq grandes règles qui me semblent essentielles. Il en existe d’autres que je développerai plus tard.

Quelques conseils pour renforcer la Rate c’est-à-dire effectuer un travail de prévention ou curatif :

  • la rate aime les aliments doux, insipide ainsi les meilleurs aliments qui lui conviennent sont l’avoine cuit dans l’eau, le riz, la patate douce, le topinambour.
  • L’un des meilleurs régimes pour augmenter la vitalité, nettoyer l’organisme, renforce la rate, perdre du poids ou en prendre en fonction des besoins naturels et physiologiques de chacun consiste à se nourrir de bouillon, de soupes et de riz. il est préférable de s’entraîner en débutant par un repas par jour, de préférence le petit déjeuner puis deux repas par jour (petit déjeuner et repas du soir) pour arriver progressivement à réaliser ce régime alimentaire durant cinq jours consécutifs tous les trois mois pour chaque intersaison (cette pratique associée à une hijama une fois par an permet de tonifier en profondeur tout l’organisme).

Partagez cette chronique